GP de Grande Bretagne

GP de Grande Bretagne
Sebastian Vettel a magistralement rempor le Grand Prix d'Angleterre, dimanche sur le circuit de Silverstone. Le pilote allemand précède son équipier Mark Webber, qui offre ainsi à Red Bull un deuxième doublé cette saison. Rubens Barrichello n'avait pas les armes pour rivaliser avec les deux pilotes de l'écurie autrichienne et se contente de la troisième marche du podium.

Les pho
tos de la première ligne se monnaieront cher : c'est la seule fois du Grand Prix que l'on apercevra Vettel et Barrichello sur la même image. Une fois le départ donné, le poleman a pris d'assaut le premier virage de ' Copse ' et ne sera plus revu, creusant un écart hallucinant d'une seconde au tour ! Dès la fin de la première vague de ravitaillement, le plus jeune vainqueur en Grand Prix de l'histoire se permettait de gérer son rythme, son seul rival étant... le comportement mécanique de son monture.

Mark We
bber n'a pu donner la réplique à son équipier, perdant un temps précieux (une vingtaine de seconde) derrière la Brawn de Rubens Barrichello lors de la première partie de la course. Affranchi de son premier arrêt ravitaillement, le pilote australien a repris la piste in-extremis devant Rubens Barrichello, avant de prendre le large et d'assurer le doublé pour le géant de la boisson énergétique. Webber termie à la deuxième place une... deuxième fois consécutive et pour la troisième fois cette saison.

Quand ce n'es
t pas son équipier, ce sont les Red Bull qui empêchent Rubens Barrichello de bondir sur la plus haute marche du podium. ' Rubinho ' a rapidement fait une croix sur ses velléités de victoire après quelques tours. Incapable de suivre Vettel dans son premier relais, le Brésilien a subi la même chose dans le second avec Webber. A l'arrivée, l'écart est criant : 44 secondes !


Il avait
martelé en semaine que le circuit de Silverstone ne lui réussissait pas : même si le podium n'est pas au bout, Felipe Massa devrait quelque peu revoir sa position. Le Brésilien est quatrième, à quatre petites secondes du top 3. Un départ magistral (cinq places de gagnées) suivi d'un premier relais prolongé (éphémère deuxième à la faveur des ravitaillements) lui a permis d'égaler son meilleur résultat cette saison. Le Brésilien a soufflé la quatrième place à Nico Rosberg à l'issue de la dernière salve d'arrêts aux stands. Le pilote Williams ne fait lui finalement pas mieux que cinquième, comme à Istanbul, alors qu'il avait Rubens Barrichello dans son viseur, synonyme de troisième position.


Au contr
aire de Massa, un départ calamiteux (passant de la sixième à la neuvième place) a plombé d'entrée la course de Jenson Button. Et les tribunes, rarement autant remplies, n'ont pu ' Push the Button ' plus loin. Un dernier relais en gommes tendres lui a permis de recoller avec des bottes de sept lieues aux échappements de Nico Rosberg mais il était déjà trop tard. Sixième, le héros de Frome est exclu du podium pour la première fois de la saison et abandonne sept points à Sebastian Vettel.

L'immense déce
ption du leader du championnat est légitime mais celle de Jarno Trulli ne doit pas en être bien loin. Le pilote Toyota, quatrième sur la grille, a cafouillé son envol et laissé filer le bon wagon. Il se contente des deux points de la septième place, devant la Ferrari de Kimi Räikkönen, qui grappille le point de la huitième place.


Dans l
e peloton, les luttes ont été nombreuses mais ont accouché d'une souris. Après un départ manqué - décidément la clé de ce Grand Prix d'Angleterre - Fernando Alonso a tout tenté derrière un Nick Heidfeld plus lesté en essence : sans succès. L'Espagnol a vu sa stratégie partir en lambeaux derrière la BMW Sauber du pilote germanique et termine finalement quatorzième, deux places derrière son équipier Piquet, sur une stratégie à un arrêt.

Le
duel entre Sébastien Bourdais et Heikki Kovalainen a lui tourné au vinaigre. Le Français a déboîté, le Finlandais a fermé la porte : les deux hommes se sont accrochés et ont rejoint leurs stands à un tour d'intervalle pour abandonner.

Sur le pod
ium, le symbole est beau : le géniteur de la RB5, Adrian Newey, brandit le trophée du constructeur vainqueur. Nul doute qu'il laisserait volontiers la place dans trois semaines au Nürburgring à Dieter Mateschitz ou Geoff Willis si l'écurie anglo-autrichienne venait à répéter cet écrasant doublé.
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# Posté le dimanche 05 juillet 2009 07:38

GP de Turquie

GP de Turquie
Sixième victoire en sept courses pour Button (Brawn), grandissime favori pour le titre d'autant que Barrichello a abandonné et que Vettel (Red Bull) s'est fourvoyé.

Il faut une bonne voiture et du talent pour être champion du monde. Du cran et du discernement, aussi. Jenson Button en a eu plus que Sebastian Vettel dimanche à Kurtköy, ce qui lui a valu de se voir servir sur un plateau la victoire au Grand Prix de Turquie, 7e des 17 manches de la F1 de 2009. L'Allemand s'élançait de la pole position et le Britannique disposait de deux d'essence de plus dans le réservoir de sa Brawn. Cette opposition promettait. Malheureusement, elle n'a pas survécu au premier des 58 tours. En survitesse dans une chicane, le pilote de la Red Bull s'est égaré en hors piste et a laissé filé le leader du championnat vers une sixième victoire. Devenu chasseur, Vettel a alors accepté de passer de deux à trois arrêts, ce qui lui a valu de perdre la 2e place au profit de Mark Webber, toujours dominé en qualification cette saison. Visiblement agacé par cette perspective, "Baby Schumi" a désobéi en mettant une pression inutile à son équipier dans les derniers tours. Il a tout juste eu droit à un poli "good job" de la part de son ingénieur dans le tour d'honneur.

Jenson Button a bu du petit lait sur l'Istanbul Park car dans le premier tour, Rubens Barrichello avait aussi disparu de la liste de ses rivaux. Le vétéran brésilien, 36 ans, a très mal décollé de son 3e emplacement sur la grille et pointait 12e au 1er tour. Le recordman pauliste, 276 courses au compteur, a ensuite perdu son sang-froid en portant des attaques sans objet sur Heikki Kovalainen (McLaren) et Adrian Sutil (Force India). Résultat : un tête-à-queue, un aileron cassé. Avant d'abandonner sur problème de boîte de vitesses.

"La voiture était la meilleure de toute l'année" , a expliqué le premier pilote à gagner en Turquie sans être parti de la pole."Parfois, nous avons gagné mais elle m'échappait un peu, elle ne convenait pas à mon style. Aujourd'hui, elle était immense. J'adresse à un énorme merci à tout le monde. Elle s'améliore sans cesse, et ça ne dépend pas des circuits. Je pense qu'elle améliore au fur et à mesure que la gomme se dépose sur la piste. La voiture était fantastique aujourd'hui".

"Dans le premier tour, j'ai perdu la voiture, et c'est de ma faute", a reconnu Vettel. "J'ai aussi failli la perdre dans le deuxième tour. Mais au bout du compte, ça n'aurait rien changé. Jenson [Button] était trop rapide. Je ne revenais pas sur lui, nous avons donc passé sur trois arrêts. Dans mon deuxième relais, je suis tombé sur lui, j'ai eu une chance et je l'ai presque passé. Ça m'a coûté du temps mais finalement, il s'est avéré que trois arrêts ça n'était pas aussi rapide que deux. Deuxième et troisième, ça reste un bon résultat pour l'équipe, d'autant que nous nous rapprochons".

Au pied du podium, il y avait donc de la place. Jarno Trulli (Toyota) a logiquement devancé Nico Rosberg (Williams) alors que Felipe Massa (Ferrari), 6e, n'a jamais été en lice pour goûter au champagne. Ce fût une surprise de voir le triple poleman et vainqueur en titre s'incliner et devancer d'une poignée de secondes la convalescente BMW de Robert Kubica et l'autre Toyota de Timo Glock.

Enfin, les champions du monde Kimi Räikkönen (Ferrari), Fernando Alonso (Renault) et Lewis Hamilton (McLaren) ont subi jusqu'au bout, respectivement classés 9e, 10e et 13e.
# Posté le mardi 16 juin 2009 06:57

GP Monaco

GP Monaco
Le soleil et le ciel bleu - dans lequel subsistaient quelques nuages – étaient au rendez-vous en Principauté pour le départ du tant attendu Grand Prix de Monaco, le joyaux de la couronne du championnat du monde de F1. Les températures atteignaient 25° dans l'air, 42° sur la piste.

Contraint de changer la boîte de vitesses de sa McLaren Mercedes - endommagée lorsqu'il a tapé le rail en qualification – Lewis Hamilton occupait la dernière place sur la grille !

Dernie
r qualifié, Timo Glock a choisi de partir des stands – pour permettre à son équipe de modifier les réglages de sa Toyota.

Au term
e du traditionnel tour de formation, les pilotes revenaient se placer sous les ordres du starter. A l'extinction des feux rouges, la ruée vers Sainte Dévote – théâtre de fréquents accrochages dans la cohue du premier viragevoyait la meute ressortir sans heurt.

A la
fin du premier tour, Jenson Button et Rubens Barrichello s'échappaient déjà – deux secondes – devant un peloton de chasse emmené par Raikkonen. Un peu plus loin, Vettel était pressé par Massa, Rosberg, Kovalainen, Webber, Alonso et Nakajima.

Dès le début
du 3ème tour – une crevaison à l'arrière de sa BMW Sauber – contraignait Kubica à regagner les stands pour changer de pneus.

De plus en p
lus pressant dans les roues de Vettel, l'attaque de Massa au freinage de la chicane échouait mais contraignait Felipe à court-circuiter la chicane. Le Brésilien devait lever le pied et rendre sa place à la Red Bull. Une man½uvre dont profitait Nico Rosberg pour dépasser la Ferrari. Vettel – de plus en plus à l'agonie – cédait finalement aux assauts de ses rivaux.

L
e calvaire de Vettel prenait fin après une glissade de sa Red Bull à Sainte Dévote au début du 16ème tour.

Dans le peloton
, un accrochage entre Sébastien Buemi et Nelsinho Piquet se terminait par un tout droit dans l'échappatoire de Sainte Dévote. Les dégâts sur la Toro Rosso – et la Renault, que le Brésilien ramenait au stand – ne permettaient pas à leurs pilotes d'aller beaucoup plus loin.

Après
15 des 78 tours à parcourir sur le tourniquet monégasque, Kimi Raikkonen effectuait son premier passage à la pompe. Devant, Button précédait Barrichello + 12.5, Rosberg + 19.6, Massa + 21.6, Kovalainen + 26.3, Webber + 28.2, Alonso + 29.4, Nakajima + 35.9 et Bourdais 39.3

A la fin
de la première vague de ravitaillement des leaders – 25ème tour - Button récupérait les commandes – détaché devant Barrichello, poursuivi par Raikkonen. Un peu plus loin, Alonso – toujours pas retourné au stand - Massa devançait Webber, Rosberg, Kovalainen, Nakajima et Bourdais.


Le supplic
e de Robert Kubica prenait fin au 30ème tour – la faute à un dysfonctionnement général de sa BMW Sauber.

Au déb
ut de la deuxième moitié de l'épreuve - 39ème tour – Jenson Button caracolait en tête devant Barrichello + 15.2, Raikkonen + 18.0, Massa + 20.9, Webber + 25.3, Rosberg + 35.5, Kovalainen + 37.4, Bourdais + 50.4, Fisichella + 52.9 et Alonso + 54.6

La longue
cavalcade des pilotes dans les rues étriquées de la Principautés allait se poursuivre sans événement marquant dans le Top 10 – mis à part les efforts déployés par les deux pilotes des Ferrari pour ne pas perdre le contact avec Barrichello avant le début de la deuxième valse des arrêts au stand pour un dernier plein et changer les quatre pneus.

Victime
d'une embardée de sa monture à l'entrée du virage de la Piscine, Heikki Kovalainen tapait le rail au 52ème tour - et détruisait les derniers espoirs de l'équipe McLaren Mercedes d'inscrire quelques points.

A l'entame des 15 derniers tours, Button devançait Barrichello + 13.2, Raikkonen + 20.0, Massa + 21.9, Rosberg + 23.3, Webber + 26.1, Alonso + 36.0, Bourdais + 66.1, Fisichella + 68.1 et Nakajima + 69.2

Rie
n ne viendra se mettre en travers de la marche triomphale de Jenson Button – vainqueur pour la 5ème fois en 6 courses cette saison, pour la première fois de sa carrière à Monaco ! Le Brésilien Rubens Barrichello assurait un troisième doublé à l'équipe de Ross Brawn, qui file ainsi un peu plus vers le titre des constructeurs.

Troisi
ème, Kimi Raikkonen redonne des couleurs à la Scuderia Ferrari, dont le regain de performance se confirme avec la 4ème place de Felipe Massa – auteur du tour le plus rapide en course.

Webber – 5ème
– devant Rosberg, Alonso et Bourdais se partageaient les derniers points en jeu – devant la Force India de Fisichella.

Dans le
dernier tour, une glissade de Nakajima au freinage de Mirabeau envoyait la Williams dans les rails – une erreur du Japonais dont profitait Timo Glock et sa Toyota pour accéder au Top 10

Le prochain rendez-vous, le Grand Prix de Turquie, se déroulera du 5 au 7 juin sur le circuit d'Istanbul.
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# Posté le lundi 25 mai 2009 12:24

GP d'Espagne

GP d'Espagne
Jenson Button (Brawn) a signé dimanche en Espagne sa quatrième victoire en cinq courses, se détachant un peu plus au championnat. Rubens Barrichello a assuré le doublé devant les Red Bull de Mark Webber et Sebastian Vettel. Final angoissant pour Massa (Ferrari, 6e), menacé par une panne d'essence.

Jen
son Button est officiellement un champion du monde en puissance depuis dimanche. Cette année encore, pilotes et écuries s'accordaient sur l'obligation d'attendre le verdict de la première course européenne, sur le circuit étalon de Montmelo, pour jauger la compétitivité de l'équipe surprise du championnat 2009 et -plus encore- la capacité de réaction des rivales. Après la 5e manche de la saison, le bilan est éloquent : le Britannique a enregistré quatre succès et Brawn GP Formula One Team a assuré deux doublé.

Plus que le ré
sultat brut, c'est la manière qui a donné une idée de la marge dont dispose encore l'entité basée à Brackey malgré les mises à jour techniques massives de la concurrence, ce week-end. Au volant des voitures les deuxièmes et quatrième voitures les plus légères du plateau, Jenson Button (646 kg) et Barrichello (649,5 kg) devaient appliquer un plan agressif à trois arrêts contre deux au reste du peloton. Les circonstances ont mené Ross Brawn, cerveau de l'affaire, a remettre Jenson Button dans la norme. Pour une raison évidente : avec moins d'essence que son coéquipier, il devait s'échapper en tête. Mais il fut débordé par l'autre BGP001 au premier virage, marqué par l'élimination de Trulli (Toyota) Sutil (Force India), Bourdais et Buemi (Toro Rosso) sur carambolage. Dès lors, Brawn a décidé de remettre son playboy dans la norme, en remplissant plus son réservoir au premier arrêt (tour 19). Une façon de répartir les risques, les deux stratégies étant équivalentes.

"Même
lorsque les temps sont durs, nous sommes capables de gagner" , s'est étonné Button. "Quand ça doit bien se passer, ça se passe effectivement bien. L'an dernier, ça devait aller de travers, on n'y coupait pas. Je me sens sur le toi du monde en ce moment. L'équipe a bien bossé et nous avons regagné du terrain".

Cependant, la moue de Barrichello après la course en disait long sur la vraie raison de ce revirement. En fait, Button auraitla faveur de l'équipe et ne serait même pas loin d'être un N.1 occulte. Pour Barrichello, c'est le spectre du rôle de subordonné qui resurgit. Comme chez Ferrari, où Ross Brawn tirait les ficelles ; à la différence près que Brawn ne le paiera pas grassement pour s'incliner systématiquement... Et malheureusement pour lui, le vétéran sud-américain n'a pas vraiment donné la garantie d'être un leader. Lors de son troisme relais, son ingénieur n'a cessé de l'appeler pour l'enjoindre d'attaquer. Comment progresser une demi-seconde par tour moins vite en ayant moins d'essence à bord... La question est restée sans réponse, et au 32e des 66 boucles, la cause était entendue. Au moins Barrichello a-t-il assuré la deuxième place sous la menace de mark Webber (Red Bull).

E
t puis, enfin, il faut aussi un peu de chance pour inscrire un doublé. Comme à Bahreïn, il y a deux semaines, Sebastian Vettel aurait du contester la suprématie des Brawn. Mais voilà, le prodige a encore un peu tremblé au départ, de sa 1ère ligne. A Sakhir, sa course du vainqueur du GP de Chine avait été ruinée par Hamilton et Trulli. Là, c'est Felipe Massa qui l'a copieusement bloqué. Jusqu'à ce que Ferrari n'appelle le Brésilien pour le supplier de laisser passer sa Red Bull dans les dernières encablures, sous peine de tomber en panne d'essence ! Fernando Alonso (Renault) en a aussi profité pour trouver une peu reluisante 5e place à l'arrivée. A 46 secondes du vainqueur, pas de quoi réveiller ses 115.000 supporters.

Bref, Renau
lt n'est pas encore dans le coup, Ferrari montre des éclairs de performance mais pèche dans le management et la fiabilité (abandon de Kimi Räikkönen), la McLaren détruit ses pneus à une vitesse sidérante et BMW n'existe pas vraiment (Heidfeld 7e, Kubica 11e).
# Posté le dimanche 10 mai 2009 13:25

GP de Bahreïn

GP de Bahreïn
Jenson Button (Brawn) a signé sa troisième victoire en quatre courses, à Sakhir. Grâce à un premier relais plus long, le Britannique a passé Timo Glock (Toyota), leader initial. Sebastian Vettel (Red Bull) a pris la 2e place devant Jarno Trulli (Toyota), poleman auteur d'un mauvais départ.

F
ernando Alonso aime jouer les Cassandre, et c'est pour cela qu'on avait eu du mal à le croire lorsqu'il avait affirmé que Brawn était irrattrapable après la victoire australienne de Jenson Button, lors du coup d'envoi de la saison, le 29 mars. Le troisième succès -limpide- en quatre courses du Britannique, à Sakhir, a crédité les propos du double-champion du monde, dont la Renault n'a pas été métamorphosée par l'adjonction d'un double diffuseur, dispositif pensé de longue date pour la machine de Brackey.

Car Jenson Butt
on s'est plutôt promené dimanche dans le décor désertique bahreïni, qui a consommé la faillite des grandes équipes ou réputées telles. McLaren a limité les dégâts en hissant Lewis Hamilton au 5e rang, Ferrari a débloqué son compteur grâce à la 6e place de Kimi Räikkönen, tandis que Fernando Alonso a échoué au 8e rang, victime d'un malaise après une course entière sans boire. Pour le reste, BMW a été ridicule, auteur de la course la plus calamiteuse depuis son entrée en Formule 1, en 2006. Robert Kubica et Nick Heidfeld ont continuellement râclé les bas fonds du classement et n'ont évité les deux dernières places qu'au retrait tardif de Kazuki Nakajima (Williams).

Et
puis, il y avait Toyota. Rivé en 1ère ligne, pour une première japonaise du genre. L'équipe de Cologne s'est presque battue elle-même. Tout d'abord par le départ moyen du poleman Jarno Trulli, débordé par son coéquipier Timo Glock et vite obligé de défendre sa position contre Lewis Hamilton, bientôt surpris par Jenson Button. Puis, à l'heure des premiers pit stops, la firme nippone n'a surpris personne en faisant entrer ses machines en premier, dès le 12e des 57 tours pour Glock, qui cédait les commandes à Trulli, pour un sursis de deux boucles. Jenson Button héritait alors du leadership et Sebastian Vettel (Red Bull) puis Kimi Räikkönen ne faisaient que des meneurs de circonstances.

Un
e fois la première vague de ravitaillements effectuée, le bilan était sans équivoque : Button, en gomme "très tendre", avait pris la main et pouvait s'échapper avec la complicité de... Trulli, seul avec Glock converti au "medium". Deuxième, le Pescaran ruinait en effet les espoirs de victoire de Vettel et bloquait aussi l'évolution de Hamilton. Barrichello échappait à ce scenario catastrophe en passant trois fois à son stand, suivant une stragie erronée.

"Ce
fut une course rude pour nous", a déclaré Button, victorieux pour la 4e fois de sa carrière. "On peut peut-être dire que j'ai mené la plupart du temps mais nous n'avions pas exactement la vitesse des premières courses. Je ne sais pas ce qui nous a manqué. Je suppose que nos rivaux nous ont tout simplement rattrapés et passé. Les premiers tours ont été très importants car Sebastian [Vettel] avait plus d'autonomie. Ça a marché, j'ai pointé en 3e position à la fin du premier tour du 1er tour. De là, ça s'est bien pas. Ce fut dur mais appréciable".

Voilà don
c refermée la campagne des quatre Grands Prix exotiques qui lançait la saison. La Formule 1 va maitenant investir l'Europe, les 8, 9 et 10 mai à Montmelo, en présentant un visage bien différent des années passées, sans les incontournables McLaren et Ferrari comme tête d'affiche. Seules des écuries qui n'avaient jamais été en pole ou en haut d'un podium se sont imposées les samedis et dimanches après-midi. Figurants en 2008, Jenson Button et Rubens Barrichello sont 1er et 2e au classement de la série, avec respectivement 31 et 19 points, et Brawn trône loin devant la meute avec 50 points, devant Red Bull (27,5 pts) et Toyota (26,5 pts).
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# Posté le dimanche 10 mai 2009 13:23